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Le blog de Nord Charente ULM

Bienvenu sur le blog de Nord Charente ULM, le blog des passionnés d'aviation et plus particulièrement des ULM. Venez nous rejoindre et découvrir la passion du vol.

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Bordeaux : les touristes à la conquête de l'espace

Alors que 40 premiers clients ont dépensé 6 000 euros pour s'offrir hier 5 minutes d'apesanteur à bord de l'Airbus Zéro-G, d'autres rêvent déjà d'un voyage vers Mars.

Mérignac, vendredi. Pour la première fois en Europe, des passagers ont participé à un vol commercial en apesanteur.
Mérignac, vendredi. Pour la première fois en Europe, des passagers ont participé à un vol commercial en apesanteur. (novespace)

Ringardisé le saut en parachute, enfoncé le week-end en Relais & Châteaux ou le baptême d'hélico, voilà désormais le septième ciel accessible au tourisme de masse… ou presque. Ainsi, 40 passagers privés ont découvert hier à Bordeaux les joies et le vertige de l'apesanteur à bord d'un vol commercial inédit en Europe.

1. Cinq minutes d'apesanteur

Jusqu'alors seul privilège des ingénieurs du Centre national d'études spatiales (Cnes), cette mission parabolique de l'Airbus Zéro-G avait d'ailleurs en quelques instants affiché complet dès son homologation, connue le 4 décembre dernier. Âgés de 22 à 67 ans et spécialement venus d'Angola, du Japon, de Suisse ou de Turquie, 34 hommes et 6 femmes se sont donc, hier, offert cinq minutes d'apesanteur cumulées lors de deux heures très haut perchées dans le ciel aquitain. Le portefeuille et le cœur bien accrochés, ceux-là ont en échange payé 6 000 euros leur billet, tout en se contentant, et l'on se doute pourquoi, de quelques fruits et d'un sandwich en guise de plateau-repas. En dépit de ce tarif rondelet, plus aucune place n'est déjà disponible pour le prochain vol, au départ de l'aéroport du Bourget. Celles du troisième, annoncé en octobre à Bordeaux-Mérignac, seront mises en vente le 28 mars par Novespace, la filiale du Cnes dirigée par l'astronaute Jean-François Clervoy (lire ci-dessous).

2. Une heure de vol à 100 km d'altitude

Si, depuis 2001, la Russie a déjà expédié huit touristes en villégiature vers la Station spatiale internationale grâce à ses fusées Soyouz et aux 25 millions d'euros déboursés par chacun d'entre eux, le projet Virgin Galactic du milliardaire Richard Branson pourrait démocratiser quelque peu le tour du périphérique spatial dès l'an prochain. Depuis les spatioports construits au Nouveau-Mexique (États-Unis) puis à Abou Dhabi, les passagers s'envoleront par six à bord d'un avion-vaisseau pour deux heures panoramiques, une centaine de kilomètres au-dessus de nos têtes à bord. Malgré un billet à 145 000 euros, 529 candidats auraient déjà réservé leur place. Concurrents directs de Virgin, les Européens d'EADS ne sont pas en reste avec un avion spatial en cours de développement chez Astrium. Susceptibles de décoller depuis un aéroport classique, cet appareil aux allures de jet d'affaires sera ensuite propulsé en 80 secondes par son moteur-fusée jusqu'à la même altitude suborbitale. Coût de ce vol promis « confortable et sécurisé » : environ 200 000 euros les deux heures.

3. Les « space cow-boys »

Parmi le flot de projets germant dans l'esprit plus ou moins sain de nos chers millionnaires, celui de l'Américain Dennis Tito n'a pas manqué de surprendre les experts, voici quelques jours.

Célèbre pour avoir été le premier touriste de l'espace, en 2001, le « space cow-boy » de 72 ans promet désormais d'envoyer un couple voyager autour de Mars en janvier 2018. Un vol habité que la Nasa n'ose elle-même pas envisager avant l'horizon 2030. Bien incertain aller-retour de 501 jours proposé au prix d'appel de 1 à 2 milliards d'euros.

4. Plus de 1 milliard de dollars par an

Enfin, si l'incontournable Branson évoque l'ouverture d'hôtels de luxe en guise d'aires de repos spatiales sur le chemin de la Lune, les ingénieurs russes ont d'ores et déjà dévoilé leur projet d'Hôtel Paradis. En orbite à 320 kilomètres de la Terre d'ici à 2016, cet établissement de quatre chambres (620 000 euros les cinq jours) vous permettra d'assister à 16 levers et couchers de soleil en vingt-quatre heures. Réelles ou bien encore embryonnaires, les activités liées au tourisme spatial génèrent, quoi qu'il en soit, déjà plus de 1 milliard de dollars par an. Un petit pas pour l'homme, mais un grand pas pour le business cosmique.

 

Source : Par sylvain cottin www.sudouest.fr

 

 

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