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31 Mars 2011
L’octane, est un hydrocarbure de la famille des alcanes, (C8H18 ) c’est sa composition chimique brute.
Les alcanes, présentes de 20 à 30 % dans l’essence avec les alcènes 30 à 45 % et les hydrocarbures aromatiques 30 à 45 % (aromatique ou arène, critère d’aromaticité selon la règle de Hückel (chimie), nom donné à cette molécule avant la découverte de la règle d’aromaticité parce qu’elle possède une odeur douce).
Chaque composant de l’essence a un rôle bien particulier, oublions les alcènes, benzène et penchons nous sur le rôle des alcanes.
Parmi celles-ci, il y en a deux qui jouent un rôle très important et radicalement opposé, ce sont l’ Octane et l’ Heptane. Ces deux alcanes, ont des comportements différents en ce qui concerne leur propriété à l’ autoallumage.
L’ heptane a une propension à l’autoallumage, c’est à dire qu’un mélange air/heptane à tendance à s’enflammer par le simple fait de la compression, sans l’intervention de l’étincelle de la bougie. Inversement, l’ octane ne peut s’enflammer qu’avec l’intervention de la bougie, on parle alors d’ allumage commandé. L’octane a un indice de 100, tandis que l’heptane a un indice de 0.
Pour mesurer un indice d’octane, on utilise un moteur de référence appelé moteur CFR (Cooperative Fuel Research). C’est un standard dans le milieu du pétrole. On fait fonctionner ce moteur avec un carburant aux mélanges connus afin d’en tirer un référentiel. Puis il suffit de comparer les différents carburants afin d’en déterminer leur indice. Ainsi on obtient un indice uniformisé.
Le carburant d’indice 95, se comporte au point de vue du fonctionnement CFR, comme un carburant de 95% d’octane et 5% d’heptane. C’est une mesure par comparaison.
Les raisons des indices d’octane
Les moteurs qui ont un fort taux de compression, risqueraient de se trouver en autoallumage avec un carburant à faible indice. Ce phénomène s’appelle « Cliquetis », par définition au bruit engendré par cette contre réaction; une inflammation avant le point mort haut et avant étincelle. Une onde de choc (génératrice du cliquetis) se forme dans le cylindre et peut détériorer le piston.
Avant les 95 et 98, à l’époque de l’Ordinaire et du Super, on utilisait du Tétraéthyle de plomb (antidétonant) pour éviter les effets d’autoallumage, mais depuis quelques années ce composant a été interdit à cause de la présence de plomb extrêmement toxique. Le Tétraéthyle de plomb par contre est encore utilisé à faibles quantités en plus de l’octane dans les carburants aviation, afin d’atteindre un indice d’octane de plus de 100, voir 110.
Ce que vous devez retenir, c’est qu’un moteur préconisé pour du SP95, donc à faible taux de compression, peut tourner sans problèmes avec des indices plus élevés. Cela est tout de même inutile, la dépense serait plus forte avec aucune amélioration en contrepartie.
Par contre, un moteur préconisé pour du SP98 ou la 100LL donc un taux de compression élevé, ne peut absolument pas tourner avec des indices plus bas, sous peine de détérioration du moteur.
Sur les automobiles modernes, il y a un détecteur de cliquetis accouplé à un « ordinateur » qui vient dérégler l’avance à l’allumage afin d’éliminer le phénomène, seulement ce sera au détriment du rendement.
La 95 E 10
Qu’est-ce que la 95 E 10 ? C’est un carburant composé de 90% de SP95 et 10% Ethanol, destiné à remplacer la SP95 dans de brefs délais.
L’Ethanol, vous en buvez à chaque apéro ! Ha bon ? Si si ! L’Ethanol c’est de l’alcool, celui de la 95E10 est tiré du sucre de betterave ou de l’amidon de blé d’où cette appellation « d’essence verte ».
En fait, la SP95 contenait déjà 5 à 6% d’éthanol, mais la 95E10 n’a de vert que son logo. Sa vrai appellation devrait être « agrocarburant » et non « biocarburant ». De multiples associations de défense comme Greenpeace, FNE (France Nature Environnement) et même nombreux chercheurs, accusent les pétroliers et gouvernements d’orchestrer un marcketting pour une pseudo essence verte. Selon ces associations, il faudrait plusieurs centaines de kilos de betteraves pour un plein d’essence ce qui pousserait à une agriculture sauvage de masse, faite de nitrates, pesticides et engrais de toutes sortes. En ajoutant les transports par camion (impossibilité d’envoyer des betteraves par pipe line) de tonnes et tonnes de matière première, ferait qu’ajouter une pollution massive à court terme non maîtrisée. S’ajouterais en plus, l’augmentation de la valeur du blé par faute d’une grosse demande, matière ne servant elle, qu’à nourrir l’homme… (Fin de citation)
Selon l’Ufip (Union française des industries pétrolières), « l’éthanol peut être mélangé à l’essence, mais sa sensibilité à l’eau et sa volatilité peuvent engendrer un mauvais fonctionnement des moteurs ainsi que des risques d’émission de vapeur d’essence ». C’est d’ailleurs l’une des raisons qui a poussé l’Allemagne à refuser, l’an dernier, le mélange d’E10 dans ses carburants. De plus il a été décelé une surconsommation théorique de 3,5% due au pouvoir calorifique de l’éthanol inférieur de 35% à celui de l’essence. (ELECTRICITE VERTE.COM)
Avec la 95E10, il y aurais des problèmes sur nos moteurs Ulm sur les durites et réservoirs. Elles deviennent poisseuses, collantes et poreuses. La FFPLUM nous recommande en l’état actuel des choses de continuer avec la SP95 en attendant une étude par les motoristes plus approfondie.
Source : http://www.ulm-actualite.info/index.php/indice-doctane-kesako