Voici une petite sélection d'articles sur ce qui sera peut-être l'avenir de l'ULM et de l'aéronautique en général.
L'ULM ElectroLight est actuellement en cours de conception au sein de la société ELECTRAVIA.
C'est un appareil de configuration traditionnelle : moteur à l'avant, empennage à l'arrière, aile basse, construit selon la technologie dite "bois et toile". Son concept s'appuie
fortement sur les travaux de recherche réalisés sur le démonstrateur ELECTRA.
L’engouement suscité par cette machine innovante, en France comme à l’international, démontre tout
l’intérêt des utilisateurs pour ce type de produits, ainsi qu’une attente réelle de solutions écologiques, plus écomnomiques et moins bruyantes.
L'ElectroLight est un appareil monoplace répondant à la réglementation ULM (ultra-léger motorisé).
Il sera fabriqué et commercialisé par ELECTRAVIA. Il s'agira du premier ULM écologique au monde conçu autour d'une motorisation électrique et proposé sur le marché à un
prix abordable.
Source : http://www.e-light.electravia.fr
Non, non, il ne s’agit pas d’un jouet pour enfant. Attachez vos ceintures, le plein est fait, la batterie chargée à bloc. L’avion électrique peut décoller. Attention en revanche : à
son bord, un seul passager pourra s’y glisser et décoller quelques minutes, volant jusqu’à 260 km/heure.
Le dimanche 5 septembre 2010, lors du meeting aérien de Pontoise, en présence de commissaires de l'Aéro-Club de France, le pilote Hugues Duval a établi le record du
monde de vitesse en avion électrique : 262 km/h à bord du bimoteur MC15E Cri-Cri F-PZTU "E-Cristaline", équipé de deux groupes motopropulseurs
ELECTRAVIA (moteurs E-MOTOR et hélices contrarotatives E-PROPS).
Sources : http://www.electravia.fr/
Woopy : découverte de l’Ulm électrique de Ushuaïa Nature
Pour le 39ème numéro de Ushuaïa Nature, Nicolas Hulot nous a emmené en Afrique australe : marécage, désert, marais etc. Tous ces magnifiques paysages naturels africains
n’auraient pas eu la même saveur pour nous, si nous n’avions pas pu les découvrir vu d’en haut. Et ce fut possible grâce au Woopy, un étonnant ULM électrique, sorte de parapente gonflable doté
d’un moteur.
Le Woopy est né en Suisse, à Grimentz dans le val d’Annivier. A l’origine, comme souvent, il y a des passionnés. Laurent de Kalbermatten et Guy-Bertrand Jaquier se connaissent
depuis longtemps, et cherchent sans cesse à expérimenter de nouvelles manières de voler. Le but recherché par Laurent est d’obtenir une machine volante la plus légère et la moins encombrante
possible. Il expérimente donc tous type de système de gonflage de voiles. Guy-Bertrand lui, est le fidèle pilote d’essai, qui ne manque pas de remonter les difficultés rencontrées, mais aussi
chargé de développer des applications « terrestres » : ski, snowboard etc. Des sortes de Leonard de Vinci
modernes … sauf que eux arrivent à voler, pour de vrai !
Il existe 2
types de Woopy : le woopy-jump et le woopy-fly. Même si les noms parlent d’eux-mêmes, voici quand même leurs spécificités. Le Woopy-jump s’utilise sans
motorisation, mais avec des skis ou snowboard etc. le but est de s’amuser entre ciel et terre, de glisser sur la neige, de décoller, de voler puis de d’atterrir à nouveau.
Le woopy fly est lui entièrement fait pour voler. Il s’utilise avec un moteur électrique, c’est donc ce modèle-ci que Nicolas Hulot utilise dans ses émissions, et qui a tant amusé une tribu
namibienne lors du dernier numéro d’Ushuaïa.
Pour ceux qui sont tentés par un vol, sachez que la pratique du Woopy ne peut se faire que dans un Woopy-Parc (ou dans un désert austral si vous êtes Nicolas Hulot), dans les 2
stations suivantes : Grimentz et Morgins.
Enfin voici une petite vidéo de Woopy-Fly sans moteur, où Guy-Bertrand fait une démonstration hallucinante des possibilités de vol.
woopyjump.com
Source : http://www.marcelgreen.com
Et du côté des avions....
Un avion électrique rapide : le SkySpark
La mobilité durable relève des défis. Parallèlement aux voitures, les
avions n'ont
pas dit leur dernier mot !
En 2009, un avion 100%
électrique baptisé SkySpark a battu un record
du monde de vitesse de sa catégorie en
Italie. Il a atteint les 250 km/h lors d'un vol
qui a duré 8 minutes. C'est Maurizio Cheli qui l'a piloté.
Le SkySpark, basé sur un Pioneer Alpi 300, est doté d'un moteur électrique brushless de 75 kW, de batteries Lithium polymère, de
piles à combustible à
hydrogène et d'un contrôle électronique de puissance compris dans l'avionique de bord. Une
vingtaine de chercheurs se sont consacrés à ce projet.
Une précision : il avait été dévoilé en janvier 2009 à l'
Environnement Park (Parc scientifique technologique pour l'Environnement de Turin).
Il vous reste une dernière solution pour voyager écolo: le planeur :-)
Le planeur, sport écologique
En attendant que les avions solaires ne se généralisent, vous pouvez déjà réaliser le rêve d’Icare avec un planeur. Un planeur est un engin volant dépourvu de
moteur. Le planeur est tracté par un avion en altitude et peut ensuite planer, et éventuellement se servir des courants ascendants, comme les oiseaux, pour reprendre de l’altitude sans
pétrole utiliser.
L'une des caractéristiques principale du planeur est sa finesse qui se traduit, en pratique, par la capacité de parcourir une grande distance en perdant un minimum d'altitude (45 à 60
kilomètres horizontaux pour 1 kilomètre vertical, contre 20 pour l’oiseau le plus performant, l’albatros). Un planeur peut parcourir jusque 220 km à l’horizontale, plus s’il trouve des
courants ascendants. Un planeur peut atteindre jusque 100 km/h.
Le planeur est par nature 100% écologique, l'avion remorqueur un peu moins mais 7 minutes de vol remorqué suffisent à donner l'impulsion au planeur pour réaliser ces grands vols soit 2 litres
de carburant (l’équivalent de 15 kilomètres en voiture). Ce qui fait du planeur un sport plus écologique qu’aller à la campagne depuis le centre de Paris en voiture… Certes, cela implique un
peu de kérosène, mais c’est bien mieux que l’ULM, qui est moins écologique que le planeur dans la mesure où ce dernier ne vole que grâce à la présence d’un moteur et dont la puissance est de
l’ordre de celle d’une voiture (autour de 60 kW).
Combien ça coûte?
La pratique du planeur est couteuse sur le court terme lors de l’apprentissage de la discipline, mais s’avère économique sur le long terme. Ainsi, selon le site Internet Alexnet passion, le remorquage du planeur est généralement facturé 18€, puis 18€ de l’heure
pour la location du planeur, soit un prix bien moins cher que l’ULM (50-150€/heure) ou un avion (100 à 200€), et permet avec peu de moyens de faire beaucoup de vols.
Sources : Martin KURT, et http://www.eco-malin.com/